La face cachée du cannabis (vrai / faux)

Inoffensif, le cannabis ? C’est ce que croient les 5 millions d’amateurs en France… Et pourtant…

1 – Le cannabis est une drogue douce

faux. Car il est possible de simuler un sevrage brutal, engendrant un état proche de celui éprouvée par un héroïnomane en manque, en donnant du rimonabant ( produit qui annule subitement les effets du THC) à un consommateur régulier de cannabis.

2 - Le cannabis ne crée pas de dépendance

faux. Le principe actif du cannabis (le THC) va se stocker dans tous les éléments gras du corps, surtout dans le cerveau, très riche en lipides. De là, il se libère lentement, évitant au consommateur régulier la sensation de manque. Cependant, à long terme, le consommateur devient de moins en moins sensibles à ses effets, d'où un besoin de fumer de plus en plus.

3 - Le cannabis apaise à l'anxiété

vrai et faux. Son action sur l'équilibre émotionnel peut calmer l'anxieux ou le dépressif qui s’estimera donc guéri. Cependant, plus la consommation est soutenue, plus le THC devient inopérant et les troubles réapparaissent encore plus fort qu'avant : c'est l'escalade.

4 - Le cannabis ne crée pas d’escalade

faux. stimuler régulièrement le cerveau avec du THC intensifie les effets des autres drogues, et par là leur pouvoir d'accrochage : le consommateur de cannabis, s’il essaie l’héroïne, sera littéralement happé par elle.

5 - Le cannabis est moins nocif que l'alcool

faux. au volant, il se montre aussi dangereux que l'alcool. Et comme les fumeurs de joints l’associe fréquemment à l'alcool, on obtient un cocktail explosif sur la route.

6 - Un petit joint de temps en temps ne fait pas de mal

faux. Un joint agit pendant une semaine et plusieurs joints agissent durant des mois! Comme le cannabis affecte les capacités d'apprentissage au delà de l’ivresse qu'il suscite, un seul pétard le samedi soir nuira à la mémoire toute la semaine suivante. Le très bon élève deviendra juste bon; le moyen, médiocre; et le médiocre, le nul. De plus, 20 % de ceux qui l'ont essayé une fois ou deux l'ont adopté. Nul ne peut prédire quelle sera sa réaction, sans compter que les produits aujourd'hui en circulation sont cinq fois plus forts que ceux des années 70.

7 - Le cannabis est un médicament

faux.Tout d'abord, ce n'est pas parce que c'est naturel que c'est bon ! Dans les faits, le cannabis génère trop de risques, et pour chaque indication, on dispose d'autres molécules bien plus efficaces.

sources : www.femina.fr


Le cannabis est moins dangereux que l’alcool et le tabac.

VRAI ET FAUX. Si le cannabis est cancérigène, ce n’est pas seulement parce qu’il est mélangé à du tabac car il est fréquemment coupé avec d’autres produits plus ou moins toxiques. Pur, il contient plus de dérivés cancérigènes que le tabac… Par contre, il y a une différence entre celui qui fume un joint par semaine et celui qui fume un paquet de cigarettes par jour.

On peut être accro au cannabis.

FAUX. Contrairement au tabac, ou à l’héroïne (par ex.) qui entraînent une dépendance physiologique très rapide, le cannabis est la drogue qui induit la dépendance physique la moins forte. Cependant, les consommateurs réguliers finissent par ressentir une dépendance psychique (ou psychologique): ils vont s’habituer à le consommer pour régler certains problèmes. D’autre part, il ne faut pas oublier que le cannabis est le plus souvent mélangé à du tabac… qui contient de la nicotine!

Personne ne ressent la même chose.

VRAI. Chaque individu, ayant sa propre sensibilité, n’aura pas les mêmes sensations qu’un autre. Certains n’éprouveront pratiquement rien alors que d’autres seront très réceptifs. Cependant, l’ivresse cannabique ne faisant que renforcer le sentiment de départ, quelqu’un d’heureux, bien dans sa peau, pourra être pris d’un fou-rire, alors qu’un angoissé se sentira encore plus mal avec d’éventuelles crises de panique (bad-trip).

On est mieux concentré avec le cannabis.

FAUX. Cette vague sensation de se croire excellent en philosophie (par ex.), n’a rien à voir avec une meilleure lucidité intellectuelle. C’est tout l’inverse qui se produit puisque après avoir fumé, on ressent un effet apaisant et sédatif.

On peut devenir schizophrénique.

VRAI. Une consommation régulière et précoce (ex.: un jeune qui commence à fumer avant l’âge de quinze ans) peut entraîner des troubles psychotiques: hallucinations avec paranoïa, impression d’être suivi, crises de violence incontrôlable…

Source : Blog de Jean-Michel DIEBOLT





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