THC : Pourquoi il ne faut pas dépénaliser l'usage du cannabis

Le Pr Jean Costentin, pharmacologue, neurobiologiste, membre titulaire des Académies nationales de Médecine et de Pharmacie et président du Centre National de Prévention d'Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies nous présente en avant-première son ouvrage, « Pourquoi il ne faut pas dépénaliser l'usage du cannabis », qui vient de paraître aux Editions Odile Jacob.

A l'heure où se développe une sorte de pandémie cannabique, des mouvements d'inspiration idéologique, s'abritant parfois derrière des considérations économiques, requièrent la dépénalisation de cette drogue, afin d'en obtenir la légalisation puis, un peu plus tard, celle de toutes les drogues.

Ce livre, sans aucune concession à ces errements, détaille les multiples méfaits physiques et psychiques du cannabis, et de son principe actif majeur, le tétrahydrocannabinol (THC). Il s'ouvre sur l'énumération de 101 raisons qui plaident contre cette dépénalisation, et, dans les chapitres qui suivent sont détaillées et justifiées ces expressions lapidaires.

Il est évoqué l'accroissement de la teneur en THC des produits en circulation, les nouveaux modes d'administration (pipe à eau) qui en décuplent la cession à l'organisme.

La toxicité physique est soulignée au travers,

- des effets cancérogènes très supérieurs à ceux du tabac (pour la gorge et l'appareil respiratoire) ;

- de la nocivité cardiaque (infarctus) et vasculaire (artérites et accidents vasculaires cérébraux) ;

- des perturbations de la grossesse et de ses conséquences pour l'enfant à naître ;

- des perturbations endocriniennes masculines ;

- de l'immunodépression…

L'auteur tord le cou au subterfuge du "cannabis-médicament", argument du type "cheval de Troie", visant à faire pénétrer cette drogue dans la cité. La toxicité psychique du THC est détaillée, au travers de la pharmacodépendance, de l'addiction, avec leurs substrats psychique et physique :

des perturbations de la cognition ;

- du syndrome amotivationnel ;

- du développement de troubles anxieux ;

- de l'exacerbation de troubles dépressifs ;

- des relations, désormais très bien établies, avec les troubles psychotiques, dont la schizophrénie ;

- de l'induction d'autres toxicomanies, aboutissant à ces polytoxicomanies qui, se généralisant, abondent le vivier de l'héroïnomanie qui ne cesse de grossir (250.000 malades de l'héroïne en France).

L’auteur rappelle qu’en dépit de son caractère illicite ce cannabis est consommé de façon régulière dans notre nation par 1.700.000 personnes (faisant des Français les premiers consommateurs des 27 états membres de l'Europe), avec un rajeunissement des premiers usages. Or "plus tôt l'essayer c'est plus vite l'adopter et plus intensément se détériorer".

La légalisation du cannabis ne manquerait pas, selon l'auteur, d'accroître sa consommation, la faisant tendre alors vers les chiffres de l'alcoolisme (3 millions d'alcoolo-dépendants) et pire, du tabagisme (13 millions de nicotino-dépendants). "Ce n'est pas quand tout brûle qu'il faut se débarrasser des extincteurs (la loi), même s'ils s'avèrent insuffisants". Et l'auteur de conclure que "pire qu'une fausse bonne idée, la dépénalisation de l'usage du cannabis, serait une vraie mauvaise idée", criminelle même, car il traite dans un chapitre spécifique des diverses façons dont le cannabis peut …tuer.

Source texte et image : santelog.com - Copyright © 2012 AlliedhealtH





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